Seema

Seema

« Je veux un mariage arrangé ». On ne dit rien, on vient de la rencontrer, on ne veut pas la froisser. « Si je fais un mariage d’amour, je connais déjà le garçon, sa famille, alors que dans un mariage arrangé, c’est une nouvelle vie ».

C’est elle qui guide la conversation, elle parle de garçons, nous pose des questions en commençant à préparer le Dal Bhat. Oui, nos parents sont au courant de nos relations, oui on a le droit de sortir. Elle installe des petits bancs pour qu’on coupe les légumes ensemble, au sol. « Mes parents ne me forceraient jamais à épouser quelqu’un si je ne veux pas. Maintenant je suis plus vieille, j’ai 21 ans, donc ma mère accepterait que j’aie un petit copain. Mon père, ça dépend. Si il est vraiment de bonne famille, oui je pense ». Pourquoi ? « Parce que sinon les voisins parlent, on vient d’une bonne famille donc je ne peux pas épouser n’importe qui ».

Mais c’est quoi, pour toi, une bonne famille ? « On appartient à la caste supérieure, donc de la même caste que moi. » Ah bon, il y a des castes aussi au Népal ? « Oui, mais pas aussi strictes qu’en Inde. Pour les amis, je ne fais pas attention, mais mes parents ne veulent pas que j’invite des gens de caste inférieure à la maison. Vous êtes catholiques, vous? La religion catholique accepte tout le monde, et pardonne tout, donc les gens de castes inférieures se convertissent souvent, pour retrouver espoir et échapper à une réincarnation malheureuse inévitable dans la religion hindi ». Elle part chercher de l’eau à la fontaine. On en profite pour discuter entre nous. Les questions qu’elle se pose sont tellement différent des nôtres. On a l’impression qu’ici, tout est basé sur le respect des traditions. La famille est pourtant ouverte d’esprit : si Seema respecte les règles de base, elle est plutôt libre de faire ce qu’elle veut.

Elle revient, toute essoufflée avec son seau rempli. Et ce mari alors, il doit remplir quels critères ? « Il ne peut pas avoir plus de 4 ans de plus que moi, ni être plus jeune que moi. D’autres choses aussi, par exemple si il prend de la drogue et que les voisins le savent, ce n’est pas un bon garçon. » Elle rince le riz.  «Si ses parents sont divorcés, les miens n’accepteraient pas que je l’épouse ». Nous, nos parents sont divorcés. Elle s’arrête un moment, mal à l’aise, puis lance la cuisson du riz, se mouche dans son écharpe (!!). « Pourquoi ? Mes parents se disputent aussi, mais après quelques jours, ma mère revient toujours à la maison ». Chez nous c’est assez courant, peut être aussi que la vie est plus stressante, ou qu’on dit plus facilement « stop » quand ça ne nous convient plus. Pourquoi c’est mal vu ici ? « C’est bizarre de se remarier après, d’avoir d’autres enfants, tout le monde est confus. Il y a plusieurs familles dans une famille ». Nos parents ne sont pas remariés. « Vos mères vivent seules ? ». Elle ne cache même pas qu’elle est choquée. Oui, oui. « Elles n’ont pas de mari ? ». Non, et de toute façon, on n’est pas obligés de se marier en France, c’est un peu comme on veut.

A quel âge as-tu envie de te marier, toi ? « Pas avant 25 ans, c’est trop de contraintes ». Et tu as un petit copain ? « Non non ! », un peu trop précipité pour être honnête.

Silence et sourire gêné, elle se concentre sur la cuisine, Dhruba son père est entré et lui demande un thé. « Il ne sait même pas faire le thé lui même». Seulement les femmes cuisinent ? « Oui, et on mange après les hommes. Si vous avez trop faim, on peut manger dans la cuisine ».

Il manque un ingrédient, on doit aller au petit magasin en vitesse. Sur le chemin, on continue à faire connaissance. Tu as des frères et soeurs ? « Une grande soeur, et un grand frère. Ma soeur est en Australie avec son mari, elle étudie pour devenir infirmière. Et mon frère vit à Katmandou, il est avocat, enfin il étudie pour devenir avocat ». Elle est partie il y a combien de temps ? « Un an. Et elle va revenir dans un an je pense, pour chercher sa fille. » Sa fille? « Opasna, elle a 2 ans, presque 3. Elle est vraiment coquine, elle est chez les parents de mon beau-frère ce soir, je vais la chercher demain ».

On arrive au shop, on en profite pour acheter de l’eau, elle négocie pour qu’on paye le prix népalais. On repart vite vers la maison. « Vous étudiez, vous ? » Oui, Agathe étudie l’Art, et moi le droit. « Le droit ? », un grand sourire aux lèvres « comme mon frère ». On voit déjà qu’elle l’admire beaucoup. Et toi, tu étudies ? « Oui, je viens de finir ma licence de sociologie et d’anglais, mais je ne peux pas travailler pour le moment, à cause de la jambe de ma mère, je dois rester ici. Et pour Opasna aussi ». Mais plus tard, tu voudrais travailler ? « Oui, bien sûr ! ». Tu as vécu à Katmandou pendant tes études, comme ton frère ? « Non non ! Je faisais les trajets en bus ».

On retourne dans la cuisine, elle se dépêche et ne prend plus le temps de nous montrer comment faire, on est un peu en retard. «Vous restez jusqu’à quand ? » Jusqu’au 30 janvier. « Ah… Vous ne serez pas là pour mon anniversaire, le 4. Je vais inviter mes deux meilleures amies ici, pour le dîner ». Et vous sortez après ? « Non, avant » Elle a dû voir notre surprise parce qu’elle sourit et continue : « On se rejoint avec mes amis dans l’après-midi, dans un café ». Et vous faites quoi, tous ensemble ? « On fume la chicha, et on boit. Vous avez essayé le raksi ? » Non, c’est quoi ? « Un vin local, très fort. C’est ce qu’on boit pour nos anniversaires. Mes amis me font un cadeau, pas mes parents, ça ne se fait pas ici ».

Dhruba rentre à nouveau, elle nous fait signe de nous taire. Quand il repart, elle nous demande si on a le droit de boire, nous. Oui. Bien sûr chaque famille est différente, mais on est majeures donc en théorie, libres de faire ce qu’on veut. Un regard d’incompréhension, mais on n’a pas le temps de poursuivre la discussion, on sert le Dal bhat pour chacun des hommes. Ils mangent au coin du feu, on mangera dans la cuisine, après s’être assurées qu’ils aient suffisamment à manger. Et si il n’y a pas assez pour tout le monde ? « On refait à manger pour nous, ce n’est pas un problème ». On espère très fort que ça n’arrivera pas, on a déjà très faim après avoir cuisiné pendant presque deux heures.

Après le repas, Agathe et moi rangeons un peu la cuisine. On remarque qu’elle nous a parlé très vite des garçons, de l’alcool, de tous ces interdits. Elle a l’air toute excitée dès qu’il s’agit de changer sa routine d’ici, de ne plus être uniquement une fille de bonne famille consciencieuse. Mais ça n’a pas l’air de la déranger pour autant, elle ne remet pas en question ce cadre de règles dans lequel elle a toujours vécu.

Elle arrive dans la cuisine, le visage tout orange. Elle rit en voyant nos têtes « c’est un masque à base de yaourt, de citron et de curcuma. C’est pour blanchir ma peau, ma mère m’a dit que j’avais beaucoup bruni à force d’être dehors toute la journée ». Et nous, on essaye désespérément de bronzer (et malgré beaucoup de crème solaire on a le nez qui pèle).

En nous voyant ranger, elle prend peur « Vous avez déjà fait la vaisselle ? ». On rit à notre tour. Oui bien sûr, on fait à manger, la vaisselle, le ménage, la lessive, c’est simplement différent parce qu’on n’a ni les mêmes ingrédients, ni les mêmes ustensiles ou machines. Pour nous, c’est tellement rapide qu’on n’a même pas besoin de le planifier dans notre journée. Elle est étonnée, mais accepte qu’on l’accompagne faire la vaisselle dehors, vers la fontaine. Il fait nuit, et froid, on est accroupies au dessus d’un mélange de terre mouillée et de restes de nourriture, on frotte avec des bouts d’éponge mélangés à du savon bleu et des épines de pin séchées, et on rince le tout sous un filet d’eau glaciale, j’avoue qu’on ne doit pas avoir l’air très à l’aise..!

« Pour ma lune de miel, je voudrais aller à Paris, et voir la pink forest ». La pink forest ? « Oui la forêt avec les arbres rose, vers Paris ! J’ai vu les photos sur Facebook » On sourit, jamais entendu parler de cette forêt. « Vous avez un si beau pays. Ici, tout le monde rêve d’aller en France » Elle y croit vraiment, que la France est magique et a des forêts rose. On lui parle un peu de notre vie de tous les jours, de la ville, du métro, de la pollution et de la saleté parfois. On veut lui faire comprendre que la France est un pays différent d’ici, mais avec des défauts aussi.

A peine la vaisselle finie, elle part, pressée, répondre au téléphone qui a déjà sonné plusieurs fois. C’est sa grande soeur, qui demande des nouvelles d’Opasna depuis Melbourne « Elle appelle 20 fois par jour, et contrôle tout ce qu’Opasna fait. Ce qu’elle mange, l’heure du coucher, ce qu’elle a fait la journée. C’est assez irritant certains jours ».

Le lendemain, Seema joue avec Opasna. On se joint à elles, on se chamaille, on rit, Opasna se met à pleurer. «Elle n’aime pas quand on rit, elle a l’impression qu’on se moque d’elle». Ah d’accord. Pour la consoler, elle lui demande si elle veut manger, et quoi «elle veut des pâtes et un œuf, je vais demander à Auntie, je ne peux pas cuisiner aujourd’hui». Pourquoi ? «J’ai mes règles, dans notre culture, on ne touche pas les aliments quand on a nos règles, c’est impur». Et si vous les avez toutes en même temps ? «Ma grand-mère vient vivre chez nous pendant 3 jours». C’est contraignant ! «Mais dans d’autres familles, les hommes cuisinent quand les femmes ont leurs règles. Mon père non, il n’a jamais appris».

Il est où d’ailleurs, aujourd’hui ? «A un mariage, c’est la saison. Les parents appellent ça le mois des mariages, nous on l’appelle le mois des ruptures. Les couples sont séparés pour épouser la personne choisie par leur famille». Ça existe, les gens qui refusent ? «Ma sœur a fait un mariage d’amour. Elle s’est enfuie avec son mari. Pendant deux mois, mes parents pleuraient. Ils avaient peur pour notre réputation.» Et maintenant ? Elle éclate de rire «non maintenant ça va». Tu ne vas pas aux mariages toi ? «Non je dois m’occuper d’Opasna et de la lessive aujourd’hui» Mais tu peux y aller ? Elle nous regarde bizarrement «bien sûr !». Question bête, sorry. «Mais aux enterrements, il n’y a que des hommes». Ah voilà, pas si bête en fait.

Puisque Dhruba n’est pas là, que peut-on faire aujourd’hui ? «Rien, je dois faire la lessive d’Opasna qui vient de revenir, donc je serai occupée toute la journée. Mais ce soir Sonu ma cousine arrive pour m’aider un peu».

Le soir, Dhruba rentre peu avant le dîner avec les châles qu’il nous avait proposé d’acheter à notre place. Ce sera moins cher et de meilleure qualité, nous a-t-il dit. J’avoue qu’on avait un peu peur du résultat, mais ils sont nous plaisent beaucoup. Seema confirme «Il a très bon goût pour les autres, Mais il ne choisit que des trucs horribles pour lui».

On dîne, range la cuisine, puis on se retrouve entre filles au coin du feu, avec Seema et Sonu. Elles sont en pleine conversation en Nepali, on n’en comprend pas un mot. «On parle du copain de Sonu». Ah elle a un petit copain, mais pas toi ? «Non moi je n’ai pas eu de copain depuis très longtemps». Sonu éclate de rire. Seema est en fait amoureuse, mais d’un mauvais garçon. Elle ne l’a vu que 8 fois durant leurs 1 an et demi de relation. Tu l’avais rencontré où? «À l’université. Ses parents savaient, pour nous deux. Pour les garçons c’est ok, mais pas pour moi. C’était très compliqué de se voir». Vous faisiez comment ? «On se débrouillait, mais il fallait toujours aller loin, pour être sûrs de ne pas être vus par un voisin». Vu que ses parents savaient, tu ne pouvais pas aller chez lui ? Sorti de nulle part, «Si c’est la question, on est toutes les deux vierges». Elle est sur la défensive, on ne sait pas ce qu’on a dit de travers alors on essaye d’apaiser les choses. Ce n’était pas la question du tout, on respecte ton intimité. Elle sourit. Ouf, ça a l’air d’aller.

«On s’est séparés il y a 3 ans. J’ai pleuré pendant un an. C’est depuis ce moment là que je suis trop mince. Je ne mangeais plus, mes parents m’ont emmenée à l’hôpital, ils pensaient que j’avais une maladie». Ils ne savaient pas ? «Non!!!» (ça a l’air d’une telle évidence pour elle). Même quand ils t’ont emmenée à l’hôpital, tu n’as rien dit ? «Non, mon père n’aurait jamais accepté». Et tu vas mieux maintenant ? «On se parle souvent, je l’ai eu au téléphone aujourd’hui. Il dit qu’il m’aime». Sonu désapprouve. Il prend de la drogue «Mais il a arrêté les « pilules » ». Nous voyons que le sujet est sensible et tendu, nous parlons du copain de Sonu.

Elle nous montre tout de suite des photos, sourire aux lèvres. Puis son Instagram, où il apparaît régulièrement. Seema nous montre son profil à son tour «ça, c’était à pokhara pour le nouvel an. Mes parents ne voulaient pas que j’y aille, j’ai dû pleurer plusieurs fois pour qu’ils acceptent». Elle est méconnaissable : très maquillée, les cheveux longs, un jean moulant avec un top court. C’est bizarre, on dirait vraiment quelqu’un d’autre. Elle rigole en voyant notre réaction, on a l’impression qu’elle a lu dans nos pensées «quand mes amies viennent chez moi, elles ne me reconnaissent pas non plus!».

Vous fait souvent des séjours entre copines comme ça ? «Non, c’était ma première fois à Pokhara. Je ne suis jamais partie du Népal. Ici, ce n’est pas commun de voyager, sauf pour les études. Mon frère est allé aux États Unis et ma soeur est en Australie». Et tu penses la rejoindre ? «Non mes parents ne seraient jamais d’accord. Mais ma sœur essaye de trouver un homme pour moi là-bas». À quel âge êtes-vous majeures ici ? Elles ne comprennnent pas la question. Indépendantes ? Elles éclatent de rire. «Il n’y a pas d’indépendance pour les femmes au Népal. Il y a notre père, notre frère, et ensuite notre belle-famille et notre mari». C’est comment d’être mariée au Népal ? «Ça dépend du mari. Ma sœur par exemple, elle vit comme vous. Elle est libre. Elle met des jupes courtes, et elle se fiche des gens qui parlent. Mais tout le monde en parle ici. Ils pensent que ce n’est pas une fille bien. Quand on est mariée, on ne peut plus rien faire. Enfin, c’est juste qu’on doit rester dans nos limites. On ne doit pas rire fort, pas parler fort, pas être provocante. Pas de jupe courte non plus». Mais vous pouvez travailler ? Encore une question bête apparemment, au vu de leur sourire. «Oui bien sûr. Moi je veux travailler. Mais je devrai me lever la première, préparer le petit déjeuner, prendre soin des enfants, les emmener à l’école, puis cuisiner le déjeuner. Après je pourrai aller travailler mais je devrai rentrer pour cuisiner le dîner, la lessive etc». Pas de partage des tâches ici.

«Mon frère sera là demain, vous ne dites pas un mot sur le garçon, d’accord ?». Elle brise souvent le silence comme ça, avec une question sortie de nulle part. Non bien sûr, on ne dira rien.

 

Et en bonus, la recette du Dal Bhat ! (6 personnes)

On vous met ici tout ce qu’on a eu l’occasion de manger en accompagnement du riz, même si on n’a jamais tout eu en même temps.

Le Dal :

Ingrédients :

2 cuillères à soupe d’Huile de tournesol – 1 Oignon rouge émincé – 3 cuillère à soupe de Lentilles crues (vertes et corail) – 1 cuillère à café de sel (on vous épargne la quantité que Seema mettait) – 3 gousses d’ail – un peu de gingembre cru (pas besoin de l’éplucher) – une cuillère à soupe de curcuma

Dans une cocotte minute, faire chauffer l’huile à feu vif. Quand elle est bien chaude, mettre l’oignon et remuer un peu, attendre que l’oignon brunisse légèrement. Ajouter les lentilles, puis 1L d’eau. Remuer. Ajouter le sel et le curcuma. Écraser (et non presser, nous on se servait d’une pierre) l’ail et le gingembre jusqu’à obtention d’une purée grossière. Ajouter au mélange. Refermer la cocotte minute. Quand la cocotte a sifflé 5 fois, c’est prêt !

Réserver, on passe à la préparation des pickle, une sorte de salade de pommes de terre épicée !

Le Pickle

Ingrédients :

6 grosses pommes de terre – un oignon coupé finement – 10 tomates cerises coupées en 4 – 1 cuillère à soupe de pâte de graines de sésames grillées – le jus de 2 citrons vert et le zeste d1/2 – 1 cuillère à café de curcuma – du piment rouge en poudre – sel – un peu d’eau

Dans la cocotte minute (ou à l’eau), faire cuire les pommes de terre. Les éplucher quand elles sont cuites et les couper en gros cubes. Les mettre dans un saladier. Ajouter l’oignon coupé, les tomates, et la pâte de sésame. Nous on la faisait maison, en grillant dans l’huile des graines de sésame puis en les écrasant avec notre pierre et un peu d’eau jusqu’à obtenir la purée. Ajouter le jus et zeste de citron vert, le sel, le curcuma et le piment. Mélanger à la main en pétrissant légèrement de façon à ce que tout soit bien incorporé. Ca devrait être lié par une sorte de sauce. Si ce n’est pas le cas, rajouter un peu d’eau et remuer jusqu’à obtenir la consistance voulue.

Passons aux légumes !

 Le curry de légumes

Ingrédients :

3 cuillères à soupe d‘huile de tournesol (là encore, on vous épargne le demi litre que mettait Seema) – 1 oignon rouge et demi coupé grossièrement – un chou vert coupé en lamelles – 6 grosses pommes de terre coupées en larges frites – 5 tomates cerises coupées en 4 – 1 1/2 cuillère à soupe de curcuma – 1 cuillère à soupe de cumin – 2 gousses d’ail écraséessel

Dans un wok ou une grande poêle, faire chauffer l’huile à feu vif. Ajouter l’oignon, puis les pommes de terre. Ajouter le sel, le curcuma et le cumin. Laisser cuire quelques minutes. Ajouter le chou. Laisser cuire 15 à 20 minutes. Ajouter l’ail écrasé et les tomates. Remuer, c’est prêt !

Les épinards poêlés :

Ingrédients :

De l’huile (encore) – 1/2 oignon rouge coupé finement – 2 grosses poignées d’épinard frais rincés et coupés – Beaucoup trop de sel

Faire chauffer l’huile. Mettre les oignons jusqu’à ce qu’ils dorent, puis les épinards, et le sel. Attendre que ça soit fondant. (Ca on savait déjà faire)

Enfin, le riz :

Dans la cocotte minute, mettre un verre de riz pour deux personnes. Rincer le riz. Ajouter de l’eau (2x le volume de riz). Refermer la cocotte. C’est cuit quand la cocotte a sifflé deux fois. Sans ouvrir le couvercle, laisser reposer 10 minutes. C’est prêt !

Pour servir : Servir le riz au milieu de l’assiette, le dal dans un bol à part, puis le curry à côté du riz, de même que les épinards et les pickle. Les népalais versent le dal sur le riz, et tout mélanger est la meilleure façon de manger un dal bhat !

Nous aussi, le goût nous a beaucoup surpris la première fois, mais après plusieurs Dal Bhat, on devient accro, promis !

 

On tombe in love de Kathmandu !

On tombe in love de Kathmandu !

A peine sorties du bus qui nous conduit de Changunarayan à Kathmandu on sent tout de suite que quelque chose a changé ! On est beaucoup plus confiantes qu’avant, on traverse les rues embouteillées sans avoir peur de se faire écraser par une moto sortie de nulle part, on ne sent plus harcelées par les marchands qui tentent de nous faire acheter tout et n’importe quoi, on n’a plus besoin de Google Maps pour retrouver notre chemin et même mieux, on ose se perdre dans les petites ruelles.

Un dentiste à Kathmandu !

On se sent chez nous à Kathmandu. Notre séjour chez Dhruba nous a permis de comprendre certains codes de la culture népalaise. On a appris à dire quelques mots en népali et on voit tout de suite que ça fait la différence !  On comprend mieux l’adage « On va au Népal pour ses montagnes et l’on y retourne pour les Népalais. »

On rentre à Alobar1000 pour déposer nos affaires et je me surprends même à demander à Alice « On rentre à la maison déposer les sacs ? » La salle de bain qui nous semblait vétuste le premier soir est aujourd’hui un luxe. On monte au rooftop et on se commande une salade ! C’est essentiellement des pommes de terre mais elles sont accompagnées de laitue et de coriandre fraîche ! On craque aussi pour une déliceuse crêpe au chocolat (qui est définitivement la meilleure crêpe de Kathmandu).

Au programme aujourd’hui lessive, courses de premières nécessités et shopping ! On découvre de nouvelles ruelles, de nouveaux magasins et franchement on adore. Du coup on a essayé de faire la liste des endroits qui nous ont fait apprécier Kathmandu comme il se doit.

La cuisine

Pour nous la nourriture c’est un point essentiel pour passer une bonne journée ! Et puis après plus de deux semaines et demi de Daal Baht deux fois par jour et d’œuf dur-chapati pour le petit dèj, on a eu envie d’un peu plus de diversité.

Pour un diner ou un déjeuner

Notre première découverte a été Western Tandori. En sortant de l’impasse de Alobar1000, on tourne à droite sur la rue principale, puis la première à droite. 100 mètres plus loin, au milieu de nulle part, se cache un petit « restaurant » qui ne paye pas de mine. Si on ne nous l’avait pas conseillé je crois qu’on y aurait meme pas prêté attention. C’est un restaurant indien, mais comme partout on trouve du Dal Bhat! On y mange beaucoup et bon pour à peine 2 euros par personne. Notre sélection pétage de bide, c’est Alu Zeera (des pommes de terre grillées au graines de cumin), des naans (spécialement le cheese et le butter naan) mais aussi des Alu Paratha (des sortes de chapati aux pommes de terre) et un bon milk tea ! On voit un des cuisiniers préparer les naans en direct à l’entrée du restaurant dans une sorte de grosse cuve en cuivre remplie de braises. Bon pour ce qui est de la « cuisine », il vaut mieux ne pas trop regarder !

Notre deuxième découverte a été OR2K, situé dans une petite ruelle de Thamel à deux pas de Alobar. C’est Héloïse, une française rencontrée à l’hôtel qui nous y a emmenées ! Ici on enlève ses chaussures en entrant, on se met à l’aise et on s’installe confortablement sur des coussins par terre. Le personnel est adorable et l’ambiance y est très cosy. En revanche ce n’est pas ici qu’on voit des népalais. Les prix sont très abordables mais tout de même bien plus chers que dans les restaurants locaux. Le restaurant est surtout connu pour ses falafels mais on peut aussi bien y manger des couscous, des pizzas, des salades, des lasagnes et beaucoup d’autres choses assez occidentales !

 

Pour un petit-déjeuner

  • On a découvert Pummpernickel backery en flânant dans les rues de Thamel, en face de la ruelle de OR2K. Au menu croissants au beurre, cinamon roll fondants, quiches aux épinards, des œufs any style, du bacon et, le must, un grand choix café (et on ne parle pas de café instantané !). Au fond de la boulangerie, une terrasse ensoleillée toute la matinée et des petits chats qui viennent vous caresser les jambes ! Que demander de plus ?

 

  • Si on continue la rue et qu’on tourne à gauche on tombe sur la Weizen Bakery. Ils proposent en libre service des parts de pizzas, des quiches, des roulés au chocolat, des croissants, toutes sorte de gâteaux, et aussi plusieurs pains différents ! La boutique est tenue par un népalais pas très bavard mais sympathique qui vous propose de réchauffer ce que vous achetez. Les prix sont très abordables et, le gros plus, après 20 heures tout est à moins 50%. Pas la peine de préciser qu’à 20h10 il ne reste plus rien !

 

  • Notre premier petit-déjeuner était à Alobar1000. On a goûté le simple breakfast et on n’a pas été déçues. Un thé, des pommes de terre hash brown, une omelette aux petits légumes, et un très gros pancake avec du miel. Un vrai régal !

 

Pour faire des petites courses 

Au coin de la rue Paryatan et Chaksibari se trouve Shop Right Supermarket. De la brosse à ongles au thé masala en passant par un couteau suisse on y trouve vraiment tout ! Le supermarché est très spacieux, et le personnel est très sympathique (ils sont très nombreux et beaucoup sont juste assis dans le magasin à rien faire, ou à dormir). Les prix sont raisonnables (excepté le camembert à presque 7 euros) et surtout ils sont fixes, ici pas besoin de négocier et ça fait du bien !

De façon générale on a quand même remarqué que manger local est bien moins cher et souvent meilleur, car les ingrédients sont locaux et ils maitrisent la cuisine !

On ne s’est jamais vraiment inquiété de comment c’était fait, et si c’était vraiment propre. S’il y a des locaux c’est que c’est bon ! On a aussi fait une sélection de nos meilleurs plats locaux.

  • En number 1, le Daal bhat ! Héée oui, on s’étonne nous même à dire ça mais c’est l’incontournable du Népal et quasiment inratable ! En plus pour des grosses mangeuses comme nous c’est très pratique car il est servi à volonté
  • Viennent ensuite les fameux momo, nos préférés sont ceux au buffle. En seconde position Alice préfère les végétariens alors que je préfère ceux au poulet. —Update— on en a vu, fourrés au Snickers et au Nutella à Pokhara mais on a pas (encore) tenté !
  • Les naan et chapati. C’est quasiment la même chose. Le premier est indien est un peu plus fin et moelleux, et le deuxième est népalais et ressemble vaguement à une galette tortilla. On peut en trouver nature, au beurre, au fromage, à l’ail… Là aussi ils peuvent aussi être au miel, au sucre ou au chocolat.
  • Le lassi ! C’est une boisson d’origine indienne mais, comme pour les naans, on en trouve partout ici. C’est une boisson à base de lait fermenté qui est souvent aromatisée. Nos préférés : vanille, mangue et coco. C’est aussi un bon accompagnement si le plat est un peu trop épicé !

 

La vie pratique au Népal

La lessive

Souvent les auberges sont assez lentes pour laver les vêtements (par exemple on devait attendre 3 jours à Alobar) alors le mieux est de sortir dans Thamel, lever les yeux et rentrer dans n’importe quel shop avec une insigne « Laundry  » (ça nous a pris un peu de temps à voir mais une fois qu’on en voit une on en voit vraiment partout). En règle générale ça met pas plus de 24h et il faut compter entre 50 et 100 roupies par kilos.

L’eau

Par expérience se brosser les dents avec de l’eau du robinet ne pose pas de problème mais il est préférable de ne pas la boire. Acheter des bouteilles d’eau est une solution (entre 20 et 40 roupies la bouteille) mais si on reste plus longtemps on peut aussi remplir sa gourde ou sa bouteille pour 10 roupies dans quasiment tous les hôtels, auberges et restaurants !

Les petits restaurants cachés

Pour dénicher les restaurants locaux il faut savoir qu’ils sont souvent « cachés » par des petits rideaux qui les séparent de la rue et le plus souvent il n’y pas de menu. La « propreté » du restaurant ne rime pas avec la qualité de la cuisine, même si l’endroit paraît assez douteux cela ne signifie pas que la cuisine le sera aussi. Alors le mieux c’est d’oser et de rentrer !

Les transports

Pour nous, la meilleure façon de comprendre la ville et ses alentours c’est de loin de prendre les bus locaux ou de marcher. On rencontre toujours des locaux avec qui on discute ou on échange des sourires. Il y a toujours quelqu’un pour vous dire ou descendre et vous donner des conseils dans le bus. On sympathise souvent avec le speaker qui nous prévient lorsque c’est notre arrêt. On paye parfois le prix Népalais, mais même si on doit payer davantage, on ne se laisse plus avoir avec les tarifs de touristes.  C’est aussi un bon moyen pour profiter des paysages. La marche, bien mieux que le taxi c’est l’occasion de découvrir des nouveaux quartiers, des petites boutiques et des restaurants ! Le Népal n’est vraiment pas dangereux, et on se sent en sécurité dans les rues.

Les prix

Au début on n’était pas très à l’aise avec les prix et la négociation (en partie parce que différencier les billets nous a pris un peu de temps il faut l’avouer). Mais petit à petit on s’est senties plus à l’aise et plus légitime de négocier les prix. Déjà parce qu’on se rend compte du coût de la vie mais aussi parce qu’on va dans des endroits locaux où négocier est d’usage. On prend plaisir à négocier, avec quelques mots nepali et le sourire ça marche tout de suite mieux ! On a aussi une petite technique pour savoir si un restaurant est cher ou non. On se repère aux prix du milk tea (entre 30-40) et d’un Dahl baht (entre 180 et 250). Enfin il ne faut pas oublier aussi qu’il y a souvent 10% de service ce qui fait un peu augmenter l’addition !

Les mots locaux

Comme on a l’a dit en parlant quelques mots népalais ça aidait pour beaucoup de choses. On n’est pas encore bilingue mais voici une petite liste de ce qu’on a appris :

Bonjour नमस्ते prononcé Namastē

Merci  धन्यवाद prononcé Dhan’yavāda (en vrai on le prononce Danyabat)

Bonne nuit शुभ रात्री prononcé  Śubha rātrī

Combien ça coûte यो खर्च कति छ prononcé Yō kharca kati cha?

1, 2, 3, 4, 5, 6, 7… एक  दुई  तीन  चार  पाँच  छ  सात… Ēka, du’ī, tīna, cāra, pām̐ca, cha, sāta…

Nos petites anecdotes

Ici les prises sont compatibles avec nos prises françaises mais par expérience nous avons remarqué qu’en moyenne il n’y en a une sur quatre qui fonctionne ! Alors une fois qu’on en trouvé une on la lâche pas.

Pour retirer de l’argent au Népal il y a une chose à savoir c’est qu’il y a des ATM rouge et vert. Dans les rouges on peut tirer jusqu’à 35 000 roupies soit un peu moins de 350 euros. Dans les verts on ne peut tirer que jusqu’à 10 000 roupies (100 euros).  Les ATM c’est comme les prises il y en a 1 sur 4 qui fonctionne. Le mieux c’est de s’y prendre un peu à l’avance et pas retirer au dernier moment ! Pour l’anecdote le soir où on a du payer l’auberge avant de partir à Changunarayan on s’est retrouvées à 22 heures à faire le tour de tous les ATM de Thamel pendant plus d’une heure sans aucun résultat !

Ah oui et puis on a pris l’habitude de dormir sur des bouts de bois ! Très étonnamment la seule fois où on a eu de bons matelas moelleux c’était pendant le trek. On a aussi compris que les douches chaudes le matin on pouvait oublier ici puisqu’ici c’est de l’eau chaude solaire !

Visites à Kathmandu

En parlant avec d’autres voyageurs on s’est rendu compte que beaucoup n’était pas des inconditionnels de Kathmandu, et si nous n’avions pas pris le temps de redécouvrir cette ville foisonnante nous serions certainement restées sur cette même première impression. La ville qui nous semblait polluée et parfois même fatigante, nous plait beaucoup plus aujourd’hui. On apprend vraiment à apprécier l’énérgie que dégage Kathmandu, et c’est en partie en visitant les deux grands stupa qu’elle héberge.

Bodnath –

C’est le premier stupa que l’on a visité. On rejoint la gare routière de Ratna Park qui se situe à 20 minutes à pied de l’auberge. On tombe sur un grand terrain vague rempli de bus. On demande lequel va a Bodnath mais personne ne semble nous comprendre. On sort alors notre guide pour leur montrer de quoi on parle. Tout de suite ils comprennent et s’écrient « Ah, Boudanath » ! Finalement un speaker très sympa nous emmène jusqu’au bus qui nous conduira au stupa. On paye 20 roupies chacune jusqu’au quartier de Bodnath. Le stupa est en plein cœur du quartier, pourtant on ne l’aperçoit pas tout de suite car il est très bien caché par les grands bâtiments qui l’entourent. On passe la porte principale (250 Roupies, il y avait un moyen d’éviter de payer, mais ça nous semblait normal de contribuer aux frais de restauration et d’entretien). Alice et moi restons bouche bée devant l’immensité du stupa !

C’est en effet le plus grand d’Asie, mais on ne s’attendait pas à ça (43 mètres de hauteur). Sur un gros socle carré s’élève le stupa représentant bouddha.

Un stupa représente les 4 éléments : la base carrée représente la terre, la coupole l’eau, la tour surmontant la coupole le feu, et la couronne l’air. La tour se compose de 13 « marches », qui représentent le chemin vers l’éveil.

Le complexe est entouré d’une large allée pavée où tout le monde circule. Il est d’usage de faire trois tours (dans le sens des aiguilles d’une montre) : le premier pour purifier la parole, le second pour purifier le corps et enfin le troisième pour purifier le mental. Des moulins à prières bordent le chemin, les boudhistes les font rouler de la main droite et récite le mantra de la compassion « Om mani padme hum ». C’est d’ailleurs ce mantra que l’on entend dans tous les petits magasins qui entourent le stupa. On tourne une première fois, on est obnubilées par les yeux de bouddha qui semble nous regarder dans les yeux peu importe où l’on se trouve !

On tourne ensuite une seconde fois et on ne peut s’empêcher de jeter un œil aux petits magasins qui vendent de l’encens, des cartes postales, des bijoux et drapeaux de prières ! On flâne sur le chemin, on prend notre temps, on entre dans un monastère qui se trouve autour du stupa.

Monastère au bord du stupa

On monte au premier étage. La vue est encore plus impressionnante, c’est comme si on faisait face au complexe. Au moment où Alice s’apprête à prendre une vidéo, une nuée d’oiseau s’envole devant nous. Le spectacle est magique !

 

Premier étage du monastère
Dernier étage du monastère. Son collier de prière dans les mains, une vieille dame prie.

On déjeune sur l’un des multiples rooftops qui borde le stupa. On fait encore quelques tours le temps de profiter une dernière fois du spectacle et prendre quelques photos ! Puis nous reprenons le bus vers 17h pour Thamel.`

Restaurant paradise, au menu pâtes au fromage et au bacon accompagnées de son lassi vanille !
Alice prend la pose au restaurant Paradise !

 

Swayambhunath –

Nous visitons Swayambhunath le lendemain. Cette fois-ci nous décidons de nous y rendre à pieds car le stupa n’est pas très loin de l’auberge. Après 40 minutes de marche dans Kathmandu nous arrivons au pied des marches menant au temple. On sent tout de suite que l’endroit est plus touristique. Après 5 minutes de montée, on comprend pourquoi l’endroit est aussi appelé le monkey temple ! Des dizaines de singes longent le chemin et arrivées en haut le spectacle est encore plus impressionnant. Les singes grimpent partout et font l’attraction des touristes.

 

Le stupa est bien plus petit que Bodhnat et l’endroit est ainsi plus peuplé. Autour du temple on remarque que les bâtiments ont été détruits par le tremblement de terre. Des enfants s’amusent dans les décombres. On fait plusieurs tours, on admire longuement la vue et on constate que Kathmandu est bien plus grand que ce qu’on pouvait imaginer !

Au moment de redescendre Alice me demande de sortir les gâteaux du sac, je les glisses dans ma poche et j’aperçois alors des petits singes qui me suivent. Alice me lance « t’inquiète ils ne te toucheront pas ! » Elle a à peine sa phrase finie qu’un petit singe m’attrape la jambe. Je pousse un cri de peur et je n’ose plus faire un pas. Puis tout d’un coup, je me sens complètement bête face à ce petit singe inoffensif. Je croise alors le regard amusé d’Alice et nous partons dans un gros fou rire.

On quitte Kathmandu le lendemain pour Pokhara, et notre trek jusqu’au pied des Annapurnas.

Changugu comme à la maison

Changugu comme à la maison

Après ces quelques jours d’adaptation on s’est senti vraiment plus à l’aise. On avait aussi l’impression que si on ne prenait pas d’initiative, rien ne se passerait. Même si on est assez occupées par la préparation des repas avec Seema qui rythme nos journées, on avait envie de plus !

On a donc pris les devants et discuté avec Dhruba. Il nous a fait des propositions, on a choisi de nettoyer le jardin, 2 heures dans la journée en plus de nos tâches quotidiennes. Beaucoup de déchets et des débris datant du tremblement de terre inondent le jardin ! Dhruba souhaite ré-aménager son jardin pour installer trois nouvelles chambres d’hôtes, un restaurant de spécialités népalaises (c’est à dire principalement voire uniquement du Dal bhat, ce que nous mangeons tous les jours midi et soir) avec une terrasse donnant sur les montagnes. Il souhaite également donner des conseils aux voyageurs, et même parfois les guider pour des excursions dans les villages aux alentours. On trouve ça super ! Dhruba ne manque pas d’idées ! A la fin de la discussion, il nous explique qu’aujourd’hui il nous laisse commencer seules car il a « a lot of hard work to do » !

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Bienvenue dans la mif à Dhrubaba

Bienvenue dans la mif à Dhrubaba

On our way back from Nagarkot
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La famille de Dhruba, accueillante et chaleureuse, nous semble compliquée : on ne comprend pas vraiment les liens de parenté.

Dhruba, sa femme Menuka, leur fille Seema, dernière de la fratrie, jusque là c’est clair.
Dans la même maison, il y a « Auntie » et Jokhan son fils. Qui est Auntie ? On n’a toujours pas compris ! Au début, on pensait logiquement que c’était la tante, mais c’est apparemment une cousine éloignée qui vit avec eux. Elle ne semble pas avoir de mari, mais pas non plus de tika, le point de couleur entre les deux yeux, indiquant qu’elle est veuve (oui oui, on a enquêté!). On ne comprend pas vraiment ce qui l’a amenée à vivre ici, dans une sorte de studio aménagé dans la maison familiale. Même si on la voit tous les jours, elle est très indépendante, prend ses repas de son côté, et nous avons peu échangé avec elle.

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Tipar pour Changugu !

Tipar pour Changugu !

Vue sur la vallée de Katmandou depuis Changu
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Namaste!

On est à Kathmandu depuis à peine deux jours et il est déjà temps de partir pour Changu Narayan ! On part de l’auberge avec Felipe, un chilien rencontré le premier soir, qui fera le voyage avec nous.

À mesure qu’on commence à marcher vers la gare routière de Bagh Bazar on sent qu’on entre dans le vrai Népal. Les rues encombrées et agitées sont incomparables a celles très touristiques de Thamel .

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Namaste Népal !

Namaste Népal !

Alobar1000 Rooftop
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Après une escale à New Delhi, nous arrivons sur le tarmac de Tribhuvan à Kathmandu. En sortant de l’avion, première rencontre avec une française de 33 ans partie sur un coup de tête pour donner des cours d’anglais dans une école à Kathmandu. Nous descendons de l’avion ensemble et prenons un minibus pour aller jusqu’à l’aéroport. Nous sommes tout de suite plongées dans le bain ! Le bus n’a pas de porte, le passage à la sécurité est plus que douteux : on passe sous le portique qui bipe à chaque passager, et ça ne semble poser aucun problème aux agents de l’aéroport ! Les bagages valdinguent de gauche à droite avant de finir jetés par terre. On se lance un regard amusé en pensant très fort qu’on a vraiment bien fait de n’avoir pris qu’un bagage cabine.

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Jour J c’est parti !

Jour J c’est parti !

 

Notre première idée était de faire un voyage dit « humanitaire ». Nous avons donc commencé par nous renseigner auprès de sites internet d’ONG. Nous avons vite compris qu’elles cherchaient uniquement des dons de particuliers pour aider des personnes qualifiées à gérer et résoudre ces situations de crises.

N’ayant aucune compétence nous permettant de gérer efficacement et professionnellement ces situations, on s’est intéressé aux voyages solidaires auprès d’associations locales.

Pour autant, il s’est avéré difficile de savoir vraiment où on mettait les pieds, et on s’est mises à douter de notre impact et à questionner notre démarche : comment être sûres que notre présence allait améliorer, ne serait-ce que modestement, la vie de la population locale en difficulté ?

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